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La Torah

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La Torah, chemin de vie

Le mot Torah est généralement traduit par Loi. Nous n’aimons pas beaucoup la loi. Elle nous dit ce qu’il faut faire, surtout ce qu’il ne faut pas faire et nous menace de sanction si nous ne la respectons pas : d’abord une amende, puis, si l’infraction a été grave, cela peut aller jusqu’à la prison.

Mais la Torah est beaucoup plus qu’une loi. C’est l’enseignement que Dieu dispense aux enfants d’Israël pour leur apprendre comment devenir véritablement ses enfants, ses serviteurs. C’est le trésor du peuple juif ; et pour conserver ce trésor, pour être fidèle à ce que Dieu lui demandait, bien des juifs ont donné leur vie tout au long de l’histoire. Pour dire la chose autrement, ils ont préféré mourir plutôt que de ne pas observer cette Loi, la Torah.

Dieu a donné la Torah à Moïse au cours de longs entretiens sur la montagne du Sinaï. Par la suite, l’essentiel de ces Paroles a été consigné par écrit : c’est la Torah écrite. Mais les explications, les détails, Moïse les a transmis oralement : c’est la Torah Orale. Voici plus de 3000 ans que la transmission de cette Torah Orale se fait par l’enseignement que le père donne à son fils, le maître à son disciple : « Ces paroles… tu les enseigneras à tes enfants » (Deutéronome 6,1).


LA TORAH ECRITE
 

La Torah écrite comprend trois parties :

  • La Torah proprement dite, c’est-a-dire les cinq premiers livres de la Bible – qu’on appelle Pentateuque d’après le grec
  • Les Prophètes qui répètent inlassablement la Torah, en insistant sur les points oubliés ou écartés par les gens de leur époque.
  • Les écrits qui sont comme une méditation de la Torah (les psaumes, par exemple).

Selon les initiales de ces mots en hébreu, on appelle la Torah selon les premières lettres de ces trois parties, c’est-à-dire :

T N K

  • comme Torah à savoir la Loi
  • comme Nevi’im à savoir les Prophètes
  • comme Ketouvim, à savoir les Écrits.

Ces trois lettres se prononcent TaNaK : le Tanak, c’est la Torah écrite, le Premier Testament pour les chrétiens.


LA TORAH ORALE

La Torah Orale c’est tout ce qui a été dit et transmis de génération en génération pour expliquer et aider à mettre en pratique la Torah Écrite. La Torah Orale se subdivise en deux grandes parties : la Aggadah et la Halakhah.

  • La Aggadah, c’est un ensemble de récits -un récit est d’abord oral- qui aident à mieux comprendre la Torah Écrite
  • La Halakhah, c’est ce qu’il faut faire pour vivre dans l’Alliance, une sorte de « marche à suivre » pour être fidèle au contrat passé avec Dieu par Ses générations antérieures. La Halakhah comprend tous les commandements, les mitsvot. Certains sont négatifs : Tu ne feras pas… (ex : Tu ne feras pas pâlir ton prochain en public) ; d’autres positifs : Tu feras… (ex : Tu feras l’aumône)

Une tradition orale, transmise « de bouche à oreille », est par nature très fragile : si on ne veille pas avec beaucoup de soin à sa transmission, elle peut se perdre. C’est bien ce qui faillit arriver avec l’expansion de la Diaspora aux premiers siècles de notre ère. Les juifs se dispersèrent autour du bassin méditerranéen et en Babylonie. Alors les maîtres pharisiens se décidèrent à mettre par écrit ce qui, jusque là, n’avait été transmis que oralement.

Successivement, plusieurs recueils furent rédigés :

  • La Mishnah, qui regroupe, en six thèmes, toutes les coutumes vécues par le peuple depuis l’exil de Babylone.
  • Par la suite, à Babylone comme en Palestine, la Mishnah a été discutée, commentée. Cette Mishnah développée a donné d’une part te Talmud de Jérusalem (terminé à la fin du IVème siècle) et le Talmud de Babylone (terminé à la fin du Vléme siècle).
  • À la même époque, on regroupa dans des Midrashim les commentaires, les explications, de l’Écriture elle-même.

L’étude

C’est un commandement positif très important, plus important même que celui de la prière.

La charge d’enseigner la Torah à leurs enfants revient d’abord aux parents. Lorsque les enfants grandissent, ils vont au Talmud-Torah – ce qui veut dire : enseignement ou étude de la Torah. Ils y apprendront aussi l’hébreu, ta langue dans laquelle la Torah a été écrite.

L’étude doit durer toute la vie, pour les pauvres comme pour les riches, pour les gens très occupés comme pour ceux qui ont des loisirs.

Le sage Hillel (Ier siècle avant l’ère commune) avait l’habitude de dire : « Ne dis pas : Lorsque j’aurai des loisirs, j’étudierai ; peut-être n’auras-tu jamais de loisirs » (Pirké Abot 2, 5).

Donc, puisque l’étude de la Parole de Dieu est un commandement, il faut prendre du temps, se fixer du temps pour cela, sans attendre d’en avoir, c’est-à-dire sans attendre de n’avoir rien d’autre à faire !

C’est au rabbin que revient le plus souvent la charge de l’enseignement, mais toute personne instruite peut le remplacer.

Le shabbat est le jour privilégié pour étudier, on dit en hébreu pour « s’occuper de » la Torah.

Dans toute la Bible, l’élection du peuple d’Israël et le don de la Torah sont toujours liés au don de la Terre :

« Si vous vous conduisez selon mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique…. je mettrai la paix dans le pays… Mais si vous ne m’écoutez pas et ne mettez pas en pratique tous ces commandements… je me tournerai contre vous… vous frapperai et… dévasterai le pays. Vous, je vous disperserai parmi les nations » (Lévitique26).

À ce don de la Terre, il y a donc une condition : la fidélité à la Torah ; c’est pour cela qu’elle s’appelle « la Terre Promise », promise à la fidélité.

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