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La Terre d’Israël et la Bible4

Chaque peuple et chaque groupe ethnique et la portion de terre qu’il lui a attribué. L’antique terre de Canaan est la terre que Dieu a donnée au peuple juif.

Quand Dieu a réparti la portion de terre à chaque groupe national, il a agi en harmonie avec son alliance avec le peuple juif qui doit vivre en Israël. En Actes 17, Saul (l’apôtre Paul) fait référence au passage ci-dessous de la portion de la Torah appelée « Ha’azinu », connue aussi comme le cantique de Moïse (voir aussi Apocalypse 15.3).

Deutéronome 32.8 « Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants des hommes, il fixa les limites des peuples d’après le nombre des enfants d’Israël. »

La possession de la terre d’Israël par le peuple d’Israël et la possession de toute autre portion de la terre par d’autres groupes nationaux ne se contredisent pas. Elles se mettent en valeur. Le contrat de Dieu avec Israël pour la possession de sa terre est alors étendue à toutes les autres nations du monde pour qu’elles possèdent leur terre.

L’alliance de Dieu avec Israël pour la possession de la terre offre par extension les droits de propriété par alliance pour toutes les autres nations aussi. Si l’alliance de Dieu avec Israël pour la possession de sa terre est brisée, alors le droit de toute autre nation de vivre sur la planète est invalidée.

Comme Dieu a donné cette terre par alliance aux 70 fils de Jacob, de même il a en vision de donner 70 autres portions de terre dans le monde à 70 autres groupes de personnes. La terre d’Israël devient une terre sacerdotale au centre des autres nations. (C’est pourquoi 70 boeufs représentant les 70 nations des Gentils sont offerts en sacrifice de propitiation au Temple à Jérusalem à Soucot, la Fête des Semaines (Nombres 29).

Ariel Sharon avait coutume de dire : « Toute personne a des droits dans la terre d’Israël, mais seul le peuple juif a des droits à la terre d’Israël. » Dieu a donné cette terre à notre peuple. Nous avons péché. Il nous en a chassés.

Dans sa miséricorde, il nous a rassemblés et rattachés à notre terre.

But spirituel du sionisme

Cependant, le simple fait que notre peuple habite dans le pays n’accomplit pas en soi les desseins de Dieu. Comme tout autre peuple en tout autre pays, nous aussi nous devons nous repentir de nos péchés, croire dans le Messie, et recevoir l’Esprit de Dieu (Actes 2.38). Il y a un but spirituel à ce que notre peuple habite dans cette terre, tout comme il y en a un pour toute nation qui vit sur sa terre.

Yeshoua est le Roi des Rois et le Roi d’Israël. Actuellement, il attend au ciel de revenir sur la terre pour prendre son rôle de Roi. Comme il est le Roi de toutes les nations, il faut qu’il y ait un reste croyant dans chaque nation qui crie « Maranatha » dans la prière et l’invite à revenir.

Apocalypse 22.20 « Amen ! Viens Seigneur Yeshoua ! »

De même, il faut qu’il y ait un reste croyant en Israël qui crie « Baruch Haba » et invite Yeshoua à revenir remplir son rôle de Roi d’Israël.

Matthieu 23.39 « Vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Dieu, dans sa grâce, n’a pas seulement ramené notre peuple sur sa terre, mais il l’a fait afin que nous recevions sa grâce pour le salut par Yeshoua.

Quand il nous a dispersés parmi les nations, l’un des résultats positifs a été la propagation de l’évangile à toutes les nations du monde.

Actes 8.1, 4 « Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l’église [la communauté des Juifs messianiques du 1e` siècle] de Jérusalem ; et tous… se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie… Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole. »

Remarque : Il est intéressant de noter que les premiers Juifs messianiques ont accompli en Actes 8.1 ce que Yeshoua leur avait commandé de faire en Actes 1.8, « être témoins à Jérusalem, en Judée et en Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre»! Ce qu’ils auraient dû faire en étant motivés et de bon coeur, ils l’ont finalement accompli partiellement suite à la persécution. D’une façon ou d’une autre (1.8 ou 8.1), la volonté de Dieu s’est accomplie.

 

Joseph et 4 générations avec lui vivent en exil en Egypte jusqu’au temps de l’exode (Genèse 15.13).

Remarque : Jacob et Joseph demandent tous deux que leurs os soient ramenés au pays de Canaan pour y être enterrés. Cet acte prophétique révèle qu’ils ont foi en la promesse avec alliance que tout le pays sera restitué au peuple d’Israël au temps de la résurrection et du royaume messianique.

Moïse et Josué

Moïse fit sortir le peuple de l’Egypte et l’emmena dans le désert. Ils ne se rendirent pas directement au Pays Promis. Le retour et la restauration devaient se faire en plusieurs étapes. Moïse lui-même, qui pourtant avait une foi totale dans la possession de la terre selon l’alliance, ne sera pas autorisé à y mettre le pied, Dieu le lui ayant refusé. Il est évident que Moïse aura part à la restauration finale telle qu’elle sera accomplie dans le royaume messianique (Matthieu 17.3).

Cependant, immédiatement après Moïse, c’est le temps de la grande conquête du pied sous la conduite de Josué ben Nun (fils de Nun). Nous trouvons ici que les promesses du royaume de Dieu coïncident enfin avec le timing prophétique divin. L’occupation de la terre va de pair avec la possession ; la conquête va de pair avec l’alliance.

L’un des facteurs qui créent la différence dans ce cas, c’est que Josué se soumet à l’Ange de l’Eternel, le Commandant des Armées du Ciel. Ce Divin Messager est le Messie, Yeshoua (Jésus) sous sa forme pré-incarnée.

Remarque : En hébreu, Josué et Jésus sont le même nom. Dans l’original, c’est Yehoshua et Yeshua. J’appelle parfois ce passage ‘la rencontre du grand J (ou Y) et du petit J (ou Y).

Josué 5.13-14 « Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux, et regarda. Voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue dans la main. Il alla vers lui, et lui dit: Es-tu des nôtres ou de nos ennemis? Il répondit: Non, mais je suis le chef de l’armée de l’Iternel, j’arrive maintenant. Josué tomba le visage contre terre et adora… »

Remarquez que la réponse de l’ange YHVH n’est pas partisane : ‘Non’. La question n’est pas de savoir si Dieu est de notre côté, mais bien plutôt si nous sommes de son côté. Après que Josué a déclaré sa soumission, l’ange YHVH conduit les armées d’Israël dans une campagne militaire qui réduit à néant les Cananéens impies et leur enlève leur terre. (Selon nos connaissances actuelles, il ne reste aucun descendant des six tribus cananéennes d’origine.)

La soumission du chef du gouvernement et de l’armée d’Israël à ce Messager divin est d’une grande signification dans notre recherche pour comprendre le plan de Dieu en vue de la possession ultime de la terre. La conquête totale est liée au Royaume messianique qui est lui-même lié au Roi messianique.

C’est ce même Ange de l’Eternel que Dieu, par Moïse, promet aux enfants d’Israël pour les conduire à la conquête de la terre de Canaan (Exode 23.23). C’est par lui qu’Israël possédera le pays et y demeurera. C’est ce même Ange qui les conduira à la conquête étape par étape, petit à petit (Exode 23.30). Quand nous réalisons que l’ange de YHVH est une figure du Messie pré-incarné, nous comprenons que la prédication de l’évangile et la restitution du royaume à Israël sont liées.

Remarque : Connecter l’ange de YHVH avec le Messie pré-incarné pose aussi un certain problème théologique, tant du côté juif que du côté chrétien. D’une part, la soumission à cette personnification du Christ divin est nécessaire avant la conquête totale de la terre. D’autre part, nous voyons cette personnification de Yeshoua conduire la conquête en tant que chef militaire pour le peuple d’Israël.

Du point de vue messianique, Yeshoua et la personnification de l’Ange de YHVH de l’Ancien Testament sont « le même hier, aujourd’hui et pour toujours (Hébreux 13.8), et « le premier et le dernier » (Apocalypse 1.11).

Les Juges

Tout au long du livre des Juges, le juge choisi par Dieu devait aussi obéir à cet ange de YHVH avant la conquête et l’expansion du territoire :

Otniel (Juges 2.1, 3.9),

Gédéon (Juges 6.11),

Les parents de Samson (Juges 13.3).

Quand le chef et le peuple se soumettaient au Messager divin, ils arrivaient à conquérir plus de terre. Quand le peuple se détournait et péchait, Dieu réduisait le territoire occupé au travers de défaites militaires. Cependant, l’augmentation ou la diminution de l’occupation du territoire ne changeait pas le droit de possession de la terre par l’alliance. Le droit de possession est absolu ; le droit d’occupation est relatif.

 

considéré comme une bénédiction divine. Il arrive que les prophètes pressent vivement Israël de faire plus de conquête. C’est le cas du prophète Elisée qui s’irrite envers le roi d’Israël parce qu’il n’a frappé le sol de ses flèches que trois fois — symbole de trois attaques contre les Syriens — au lieu de cinq ou six fois.

2 Rois 13.19: « Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination; »

Par contre, quand Israël n’est pas droit devant Dieu, l’Eternel ordonne que les frontières soient réduites comme dans le cas du règne de Jéhu : « Dans ce temps-là, l’Eternel commença à entamer le territoire d’Israël; et Hazaël [roi de Syrie] les battit sur toute la frontière d’Israël. » 2 Rois 10.32. Dans les combats entre Israël et une nation étrangère, parfois Dieu permettait à la nation de punir Israël ; d’autres fois, il était en colère envers Israël de n’avoir pas attaqué la nation étrangère.

Dans un cas comme dans l’autre, la nation étrangère n’était pas considérée comme plus juste, et le fait qu’elle ait pris une partie de la terre d’Israël était un péché encore plus grand que le péché d’Israël qui avait causé cette perte. Le fait qu’Israël ait été plus ou moins juste au cours de son histoire ne justifie jamais qu’une autre nation vienne prendre sa terre. Malheur à la nation qui touche à « la prunelle de son oeil » (Zacharie 2.12) !

Pendant toute l’histoire de Juda et d’Israël, les prophètes ont appelé le peuple à la repentance morale. Leur rôle essentiel n’était pas d’encourager le zèle nationaliste, mais de s’adresser aux racines spirituelles du problème. Comme le dit Yeshoua : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Matthieu 6.33. La conquête de la terre était pour eux la conséquence naturelle de la vie spirituelle en ordre devant Dieu. (C’est pourquoi nous croyons que la prière d’intercession, la repentance morale, et la prédication de l’évangile [et le service militaire !] aideront finalement Israël à accomplir son destin de royaume.)

Josaphat, roi de Juda, envisagea un jour de partir en guerre en s’alliant avec Achab, roi impie d’Israël. Tous les prophètes, sauf un, promirent la victoire militaire nationale. Michée, par contre, déclara que, même si personnellement il désirait que les armées soient victorieuses (1 Rois 22.15), Dieu ne lui avait pas donné son accord. Ce même Josaphat, dans une autre occasion, reçut une prophétie par Yahaziel fils de Zacharie (2 Chroniques 20.14­15) qui lui promettait la victoire militaire, mais elle se ferait par l’intervention surnaturelle du Seigneur.

La prophétie, I’Evangile et le Royaume

Le discernement prophétique est nécessaire pour savoir quand le Seigneur dit d’aller de l’avant et quand il dit non. La repentance morale, la justice sociale, la soumission au chef légitime du gouvernement (Romains 13) sont les éléments qui conduisent à la victoire militaire, la prospérité financière et la conquête de la terre. Certains veulent la victoire militaire sans le réveil spirituel ; d’autres veulent le réveil spirituel sans la restauration de la terre. Le dessein de Dieu inclut les deux mais dans le bon ordre.

Remarque : Comme vous le voyez d’après les versets bibliques cités dans ce livre, la possession de la terre d’Israël est une question d’une extrême importance. Cependant, toute importante qu’elle soit, il nous faut également maintenir l’équilibre biblique. Un croyant bien intentionné m’a avoué un jour être dans la confusion, il se demandait ce qui était le plus important : les problèmes quant à la terre, ou ceux qui concernaient les gens. A mon avis, ce sont les gens. A long terme, bien sûr, Dieu veut que sa volonté soit faite aussi bien pour les personnes que pour la terre.

La presse israélienne rapportait qu’un leader chrétien connu déclarait que les implantations dans les territoires étaient la grande question biblique, en fait, il voulait dire la seule. Une telle déclaration relève de l’étroitesse d’esprit. Si l’occupation de la terre est d’une grande importance dans la Bible, ce n’est pas la seule question. En

Israël, nous devons nous occuper des questions bibliques morales importantes telles que :

L’aide aux nécessiteux, le chômage, la lourde charge des impôts

La pornographie, l’homosexualité, les abus des enfants, la prostitution, l’avortement

La drogue, l’alcoolisme, la dépendance de la nicotine

Les syndromes post Holocauste, post terrorisme, les suicides

La violence dans les familles, les écoles, la criminalité chez les jeunes, le viol

La coercition religieuse, la persécution des juifs messianiques

Le crime organisé, la corruption au gouvernement et dans les affaires Le terrorisme, l’islam radical, le racisme

Les sectes, l’occultisme, la sorcellerie

Les problèmes économiques, sociaux et de santé chez les Palestiniens Les problèmes démographiques et le droit de vote pour les Palestiniens

La liste pourrait continuer. Tous ceux qui connaissent vraiment notre pays et s’en préoccupent ressentent profondément ces problèmes. En tant que peuple de Dieu, nous voulons exercer une influence sur notre société en vue du bien dans toutes les questions bibliques que notre pays doit affronter. Cette position est non seulement correcte moralement et théologiquement, elle fait partie de notre `témoignage’ pour l’évangile et le royaume de Dieu.

 

à l’époque (y compris Israël). Il est intéressant de relever la succession des rois d’Assyrie pour voir comment la prédication de Jonas a finalement changé l’histoire du Moyen Orient pendant près de 100 ans.

  1. le roi au temps de Jonas : repentance morale et réveil spirituel en Assyrie (2 Rois 14, livre de Jonas),
  2. Pul : Israël assujetti à l’Assyrie (2 Rois 15.19),
  3. Tiglath Pileser : les frontières d’Israël sont réduites par l’Assyrie (2 Rois 15.29),
  4. Salmanasar: conquiert et exile les 10 tribus du nord d’Israël (2 Rois 17.3),
  5. Sanchérib : dans son orgueil, il tente d’attaquer Juda et il est détruit surnaturellement par l’Ange de YHVH (2 Rois 18.13 ; 19.35),
  6. Esar-Haddon : règne à la place de son père assassiné ; sa génération est punie (2 Rois 18.37, Isaïe 10.5-13).

Au temps de Jérémie, les zélotes religieux nationalistes s’opposèrent à la volonté de Dieu. Ils tuèrent Guedalia, le gouverneur établi (Jérémie 41.2) et mirent Jérémie en prison (Jérémie 37.13).

Pendant la génération de l’exil, Dieu donna au roi Nebucadnetsar la domination sur tout le monde connu. Il était l’image du Roi Messie au sens qu’il représentait l’autorité du gouvernement divin. (Jérémie 27.6 « Maintenant je livre tous ces pays entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, mon serviteur »).

C’est également vrai du Roi Cyrus de Perse dans la génération du retour de l’exil. Le titre de Messie (ou Oint) lui est même attribué directement : (Isaïe 45.1 « Ainsi parle l’Eternel à son oint [Messie], à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois ») Le réveil spirituel, la rédemption nationale, et la restauration du royaume dépendent de la soumission à l’autorité que Dieu a établie et ointe dans chaque génération.

Echelle de I’exil et de la rédemption

L’échelle de la punition divine a quatre échelons principaux :

  1. incapacité de remporter la conquête totale et la domination du royaume
  2. défaite économique et militaire qui réduit les frontières
  3. division de la nation en deux
  4. exil

Dans notre génération, Dieu restaure la nation d’Israël. Ce faisant, il renverse le processus de l’exil. La rédemption est le contraire de l’exil. La rédemption inclut la restauration nationale ainsi que le salut personnel. (Remarque : Le mot hébreu pour `exil’ est `galut’ et celui pour `rédemption’ est `geoulah’ ; ce sont deux concepts parallèles qui ont également en hébreu des sonorités similaires.)

Le processus de la restauration comprend donc les quatre échelons mais dans l’ordre inverse :

  1. le retour de l’exil
  2. la moitié de la nation est restaurée
  3. l’expansion de l’influence militaire et économique
  4. la conquête et la domination totale du royaume

Voici comment cette échelle de la restauration s’est accomplie, au moins en partie, pendant le siècle dernier :

  1. Le retour de l’exila commencé en 1881 à la première aliyah du mouvement « BILU » et il se poursuit jusqu’à aujourd’hui.
  2. Environ la moitié de la terre à l’ouest du Jourdain a été restaurée en 1947 à la division par les Nations Unies et à l’établissement de l’Etat d’Israël en 1948.

Je crois que le vote de l’ONU et l’indépendance d’Israël sont un accomplissement de la prophétie et font partie du processus de restauration.

  1. In 1967 et 1973, le territoire s’est agrandi par les conflits militaires. De 1977 jusqu’à aujourd’hui, la croissance économique se produit en Israël.
  2. A la fin, alors que la nation revient à son Messie et que le Messie revient à sa nation, le royaume en totalité sera restauré. L’évangile du royaume est actuellement prêché en Israël après une absence de 1900 ans.

Dans ce contexte, nous nous attendons pour Israël dans notre génération à un agrandissement du territoire, et à l’expansion militaire, politique et économique.

Le Royaume et la Restauration pendant le Millénium

A son retour, Yeshoua accomplira toutes les attentes nationalistes d’Israël telles qu’elles sont prophétisées dans les Ecritures. En attendant, nous voulons prier avec ferveur pour que sa volonté soit faite sur la terre dans cette

Le problème, malheureusement, c’est que tous ceux qui refusent de se repentir subiront un châtiment terrible pour toujours. En termes chrétiens, il y a un paradis et un enfer ; en termes juifs, il y a Gan Eden et Gei Hinnom. Tous deux sont bien réels. La réalité de la grâce et des bénédictions de Dieu au paradis nous encourage dans la foi. La réalité du châtiment divin dans le feu nous donne une sainte crainte. La tension dynamique entre les deux nous aide à comprendre la nature de Dieu qui est à la fois amour et vérité.

Dieu désire aller aussi loin que possible dans tous les aspects (tant spirituels que matériels) de la restauration du royaume. La restauration ultime sera totale.

Actes 3.19-21« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des

temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné,

Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a

parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois. »

Toutes choses seront rétablies, mais elles le seront par étapes (Matthieu 13, Marc 4). Certaines seront restaurées avant le retour de Yeshoua, d’autres après. Il faut que Yeshoua reste au ciel pendant cette étape de la restauration ; puis il reviendra pour l’étape suivante.

Matthieu 17.11 « Il répondit: Il est vrai qu’Il doit venir, et rétablir toutes choses. »

Les deux passages de Mathieu 17 et Actes 3 annoncent que toutes choses seront restaurées. Il y a une restauration « prophétique » d’Elie juste avant la Seconde Venue ; et il y a une restauration « royale » messianique juste après la Seconde Venue. Cette restauration du royaume est un message prophétique clé de la fin des temps par cette génération Élie.

Le Royaume de Dieu en notre âge est dans la communauté de la foi qui englobe le reste messianique en Israël et les vrais croyants dans toutes les autres nations. C’est ce que signifie « l’Eglise » universelle : Ekklesia en grec, Kehilah en hébreu. Avant la Seconde Venue, il faut que se produise, dans la communauté internationale de la foi, la restauration de tous les éléments du royaume de Dieu

Il faut que « l’Epouse » soit préparée (Apocalypse 19.7) immédiatement avant que le Messie revienne (Apocalypse 19.11). Toutes les facettes du royaume -

  1. pureté du cœur,
  2. jugement moral,
  3. unité des saints,
  4. gloire et puissance de l’Esprit,
  5. autorité gouvernante,
  6. évangélisation mondiale,
  7. être greffé en Israël,

seront restaurées au Corps du Messie de la fin des temps avant qu’il revienne. C’est la restauration Elle qui doit précéder la Seconde Venue.

Quand Yeshoua revient, il reprend les gouvernements de ce monde (Apocalypse 11.15), incarcère le diable (Apocalypse 20.1-3), provoque la première résurrection des morts (Apocalypse 20.4-6), apporte la paix sur la terre (Isaïe 2.4 ; 11.6-10), et établit son trône à Jérusalem (Ésaïe 2.2-3 ; Zacharie 14.16-21). Il régnera pendant 1 000 ans. A ce moment, toutes choses seront restituées à la société humaine dans son ensemble, à Israël et aux gouvernements de ce monde.

Après les 1 000 ans, la troisième et dernière étape de la restauration arrive : les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Apocalypse 21-22). Là, le cosmos tout entier sera restauré. Le ciel et la terre seront unis. La Jérusalem céleste descend sur la Jérusalem terrestre (Apocalypse 3.12 ; 21.2 ; 21.10). La seconde résurrection et le jugement final des vivants et des morts ont lieu (Apocalypse 20.12-15).

Ephésiens 1.10 « Lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses dans le Messie, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »

Colossiens 1.20 « Tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux »

Dans les deux versets parallèles ci-dessus, remarquez que cette troisième étape de la restauration de toutes choses inclut à la fois ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre. La volonté de Dieu sera faite sur la terre comme au ciel (Matthieu 6.10). La planète terre sera régénérée (Matthieu 19.28). Toute la création naturelle sera libérée et restaurée (Romains 8.19-22). Yeshoua a l’autorité à la fois au ciel et sur la terre (Matthieu 28.18).

En résumé, toutes choses seront restaurées. Elles seront restituées en trois étapes :

  1. Avant le millénium : dans la communauté de la foi, y compris le reste croyant d’Israël.
  2. Pendant le millénium : à la société mondiale, aux gouvernements humains et à la nation d’Israël.

 

beaucoup de Juifs orthodoxes pro-sionistes dans les mouvements BILU, Mizrachi, Kook, Poalei, etc. qui tiraient leur inspiration des écrits religieux classiques.

Cependant, par suite de leur confort et de leur suffisance, les Juifs de l’Europe occidentale séculière eurent tendance à rester où ils étaient et à ne pas prêter attention aux signes annonciateurs de l’Holocauste. En Europe de l’Est (d’où vient une grande partie de ma famille), les gens étaient plus religieux. La tendance chez les Haredi (ultra religieux) était de rejeter le message sioniste parce qu’il ne cadrait pas avec leur conception traditionnelle du Messie. Il est accablant de constater que des millions de Juifs, sous la mauvaise influence de l’humanisme ou de la religiosité, restèrent en Éurope et furent massacrés par les Nazis.

Remarque : In abordant des sujets aussi sensibles et complexes que l’histoire juive ou l’Holocauste, toute conclusion générale relève nécessairement de la simplification excessive. Pourtant, dans la crainte de l’Eternel et en reconnaissant l’impossibilité inhérente de prouver de telles déclarations, je crois qu’il serait utile que certaines observations et façons de voir soient exposées.

Dans les premières années de l’Etat d’Israël, le même schéma se produisit. De nombreux Juifs religieux ultra- orthodoxes firent opposition en objectant que le nouvel état n’était pas assez religieux ou encore qu’eux-mêmes ne pouvaient pas revenir jusqu’à ce que le Messie vienne. Par ailleurs, les Juifs humanistes des pays occidentaux, qui ne voulaient pas être dérangés dans leur style de vie aisé, tentèrent de passer sous silence les luttes de l’Etat d’Israël pour sa survie ou même s’y opposèrent.

Au cours des quelques décennies depuis la reprise de Jérusalem en 1967, un changement s’est opéré dans les points de vue tant séculiers que religieux en Israël. Un grand nombre de Juifs séculiers se sont tournés vers les partis de gauche dans leur confiance en des accords de paix illusoires grâce à des concessions territoriales tandis que beaucoup de religieux se sont tournés vers la droite et sont entrés dans l’arène politique en apportant leur programme religieux.

Depuis ces quelques dernières années, un autre changement se produit. En 1999, les Israéliens trouvaient que le Premier Ministre Barak offrait aux Palestiniens d’énormes concessions. Ils eurent un premier choc lorsque ces offres furent refusées, puis un second lorsque, dans le sillage de l’échec de ces négociations, Yasser Arafat déclara l’ouverture de la Deuxième Intifada à l’automne 2000. Les Israéliens furent déçus tant de la droite que de la gauche. Ils ne voyaient plus de solutions ni militaires, ni politiques, ni en s’implantant dans les territoires, ni en cédant de la terre pour la paix.

Un nouvel appel vint à la fois de la droite et de la gauche de s’éloigner des Palestiniens, de s’en séparer. Ce désir de séparation a conduit à des actes politiques comme la barrière de sécurité ou le désengagement de Gaza. En 2006, il a abouti à la formation du nouveau parti de Sharon entre la gauche travailliste et la droite du Likoud. Je vois l’attirance initiale du parti Kadima comme du pragmatisme dénué de tout idéalisme. Certains y voient du positif, d’autres du négatif. La majorité des Israéliens trouvèrent qu’ils n’avaient pas d’autre choix à ce moment-là.

Modèles bibliques d’exil et de restauration

Ce qui est le plus approprié dans le Tanach pour la compréhension de la grande Dispersion de quasi 2000 ans, c’est l’exemple de l’exil babylonien à l’époque de Jérémie. Tout comme Jérémie prédisait l’exil de 70 ans, Yeshoua prédisait l’exil qui commença en 70 apr. J.-C.. Bien que la plupart des prophéties de Yeshoua étaient morales et spirituelles et n’avaient rien à voir avec des prédictions sur l’avenir des événements politiques, il prédit clairement l’exil futur et la destruction de Jérusalem dans son célèbre Discours rapporté en Matthieu 23-24, Marc 13, et Luc 13, 19, 21.

Matthieu 23.37-39 « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu! Voici, votre maison vous sera laissée déserte… vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! »

Matthieu 24.1-2 « Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple, ses disciples s’approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. »

Luc 21.20-24 « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n’entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance… Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplies. »

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