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Les Chemins du Juste

LES CHEMINS DU JUSTE

Se sentir aimé n’est pas toujours facile. Nous avons des périodes de notre vie où notre Foi est douloureusement mise à l’épreuve. Dès lors, nous perdons de vue dans les nuages invisibles, la gloire du feu qui nous entoure. Une des oeuvres classiques du Moussar (Morale)  » Les sentiers de rectitude  » du Ram’hal ( Rav Moché ‘Haïm Luzzato,18ème siècle) nous explique comment nous nous aveuglons souvent par rapport aux étoiles, et nous présente quatre types de solutions.

La première solution proposée est la suivante : D.ieu est bien plus compatissant que nous le sommes. Nous ne survivons que parce qu’il a pitié de nous; si ce n’était le cas, nos erreurs de jugement absurdes nous auraient conduit au désastre. D.ieu nous a toujours enveloppé dans sa Nuée. Quand nous réfléchissons sur la compassion dont nous avons bénéficié par le passé en raison de Sa Présence, nous disposons d’un nouveau tremplin pour le présent et le futur. L’espoir nous semble dès lors pragmatique et réaliste, alors que le désespoir peut être perçu comme une tentative naïve d’évasion, ce qu’il est d’ailleurs.

Une autre manière de voir les choses est de se rendre compte que tous les actes de bonté qui nous ont été dispensés par nos parents ou nos amis proviennent de D.ieu. Nous ne sommes responsables de rien – ni de l’air que nous respirons, ni de la terre sur laquelle nous marchons, ni des moyens par lesquels d’autres êtres humains peuvent nous aider. L’inspiration de leur altruisme provient de D.ieu; tout est un cadeau de D.ieu.

Observer le mouvement des astres peut nous apporter une réponse : nous sommes dans la main de D.ieu, comme le sont les constellations.

Bien sûr, nous pouvons ne jamais commencer à rembourser ce que nous avons reçu des humains et de D.ieu. Sans doute nous attendons-nous à être assez fragile pour éprouver de la gratitude. Cette pensée est en opposition avec la notion selon laquelle les Nuées nous permettent de reconnaître la bonté de D.ieu.

La troisième façon est de tenter de redéfinir le terme  » possible « . Nous devons toujours garder à l’esprit que ce qui est possible n’est possible que parce que D.ieu n’est pas limité. Rien ne peut se produire contre sa Volonté et rien ne peut empêcher sa Volonté de se réaliser. Observer le mouvement des astres peut nous apporter une réponse : nous sommes dans la main de D.ieu, comme le sont les constellations ; D.ieu est omniprésent, les personnes qui nous affectent ne sont que ses agents.

La dernière manière constitue la pensée finale du Rav Luzzato. Il faut relever des défis vis à vis de la vie elle-même. Nous, les Juifs, nous n’avons pas été créés pour avoir un  » logement permanent « . Nous avons été créés pour la Souccah. Quand nous devons nous déplacer dans une ruelle de façon rapide, nous pouvons être effrayés. C’est un choix que nous avons à faire, notamment dans les moments où notre Foi est examinée. Ce que nous pouvons percevoir, c’est l’éternité de la Souccah. Aussi nous pouvons envisager avec sérénité n’importe quel  » désert  » dans lequel D.ieu veut nous faire voyager.

Cependant ces quatre façons sont évolutives.

Ce qui est fascinant, c’est de prendre la mitzvah de Souccah au sens littéral. Notre essence d’être humain fait que nous sommes moins bousculés par des constatations intellectuelles ou des pendées que par des actions, car nos actions redéfinissent souvent notre capacité de penser par rapport à de nouveaux modèles.

Puisse cette année nous apporter la joie de l’étude et l’exaltation de la connaissance. Nous allons revenir dans la Souccah de D.ieu et sans doute, nous ne l’avons jamais quittée.

 

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