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Parasha de la semaine

Parasha Maassei …

Le parcours initiatique

Nb 33, 1 – 36, 13
Haftara
: Jérémie ch. 2, v. 4-28

La Parasha de Maassei (Le voyage) vient conclure le Livre du désert en rappelant les différentes étapes que le peuple a dû franchir pour arriver au bout de son long voyage, aux portes de la terre de Canaan.


On y fait une relecture du parcours « initiatique » accompli par le peuple des hébreux, de l’esclavage d’Egypte à la terre de la promesse, en passant par l’apprentissage difficile et douloureux de la liberté dans le « pays de la soif et des serpents brûlants » (Dt 8, 15), périple jalonné de campements dans des endroits aux noms symboliques…


Sur ce chemin, c’est le tout premier passage des enfants d’Israël qui donne le sens de chacune des autres étapes de la route dans le désert, et finalement, le sens ultime du voyage de la servitude à l’indépendance, voyage bien concret, mais aussi métaphore de la vocation du peuple de Dieu, sans cesse à renouveler.
Il fallut d’abord quitter le pays de Ramses, pays de haute civilisation et de grande technicité matérielle, pour arriver à Soukot, dans le désert, après avoir traversé la Mer Rouge qui s’est définitivement refermée sur les voyageurs. Les hébreux, dont le nom signifie justement les « passeurs », sont appelés à quitter le pays aux idoles séduisantes pour entrer dans la solitude en se laissant guider par la nuée. L’Egypte, « pays de l’angoisse » en hébreu, illustre de manière saisissante le paradoxe de l’extrême raffinement d’une civilisation allié à la barbarie du comportement humain ; la beauté de l’Egypte est en effet une beauté de mort… bâtie sur la servitude physique, et l’aliénation spirituelle des esclaves hébreux, utilisés comme instruments de production pour construire les grandes villes de Pharaon.

Et la première étape du désert porte justement le nom de Soukot, ces huttes fragiles de bois et de feuillage exprimant la précarité de l’existence humaine, dépendante de la protection divine. Cette protection se manifestait notamment par la manne, ou par le puits d’eau qui suivait le peuple dans son périple.
Les enfants d’Israël quittent ainsi les villes puissantes et l’anonymat de l’esclavage pour devenir « des fils de prince » en passant par les épreuves du désert qui leur enseignent leur véritable identité de peuple libéré des idoles pour le service du Grand Roi.

Shabbat shalom.

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