Catalogue des CDs d’enseignements 2013

Thématiques

  1. « Parasha : Vaye’hi » ( CD)
  2. « Le pardon dans la pensée d’Israël » (10 CDs)
  3. « La prière des Patriarches » (1 CD)
  4. « Les bases d’un messianisme » (5 CDs)
  5. « Parasha Emor » (1 CD)
  6. « Parasha Tazria-Metsora » (1 CD)
  7. « Parasha Tza’arat » (1 CD)
  8. « Parasha Shemini » (1 CD)

Shabbat 28/12/2013

Titre : « Vaye’hi : la puissance qui libère »

Thématique : « Parasha : Vaye’hi »

Résumé :

Dans ce temps de bilan qui précède, pour Yaacov, le moment où il va quitter ce monde, Israël écrit le futur. Tout ce qui se vivra dans la suite de l’Histoire, jusqu’à la fin des temps, est inscrit dans les trois derniers chapitres de Berechit.

Quand Yacov réunit ses fils, il s’est fixé de leur révéler toute la dimension prophétique de son vécu, et ce sont des millénaires qui sont projetés…

Pourquoi des 147 années de sa vie, Yaacov retient-il que le D.ieu tout puissant lui est apparu à Luz ? Pourquoi dira-t-il à Yossef : D.ieu se souviendra… ?

C’est à Luz, futur lieu du Temple, de la Rédemption et du Règne, que Yaacov en fuite, rassembla 12 pierres qu’il unit en une seule, et se reposa.

Une pierre posée à Luz, qui nous renvoie à la pierre de fondation de Sion. Les nations, l’Ecclesia, ont-elles un lieu de naissance et d’accomplissement autre que Sion ?

A quoi la fin des temps nous renvoie-t-elle, dans la doctrine chrétienne ? Comment Israël l’appréhende-t-il ?

Mots clefs : parasha Vayehi ; les 12 bénédictions des fils de Yaacov ; la pierre de fondation.

Ref. bibliques : Genèse 47-50 ; Mathieu 16/18 ; Psaume 118/22 ; Mathieu 21/42-45 ; 1 Pierre 2/2-7

Mardi 03/12/2013

Titre : « La loi du péché et la grâce de D.ieu »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013.

Résumé :

La question n’est pas tant de savoir si l’on est coupable ou non, mais si nous sommes justifié ou non. L’Ecclésiaste nous enseigne qu’ « …il n’est pas d’homme assez juste pour faire le bien… » Paul exprime très bien cette dualité profonde en l’homme, en qui habitent inexorablement une loi de Vie et une loi de mort qui se combattent. Nul, ni juif, ni grec, n’échappent à ce qui nous condamne, que seule la Torah nous révèle. Nous n‘avons pas toujours conscience de cette accusation « impalpable ».

Qu’est-ce qui nous accuse ? Qu’est-ce qui nous justifie ?

En rapprochant les deux textes de Zacharie 3 et Romains 3, nous comprenons progressivement comment la techouva et la pratique de l’homme, quand elles rencontrent la gloire et l’amour de D.ieu, peuvent nous amener à ne plus être dans la faute…

Ref. bibliques : Ecclésiaste 7/15-20 ; Romains 3/9-20 ; Lévitique 16/29-34 ; Lévitique 23 ; Zacharie 3/1-8 ; Osée 14/1-10 ; Esaïe 12-20.

Mots clefs : faute, réparation, justification.

Mardi 26/11/2013

Titre : « L’expiation, clef du pardon »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Ce que D.ieu attend n’est pas une simple demande de pardon, mais une conformité de l’être.

Qu’entend-on par « péché » ? A quelles « fautes » le pardon vient-il répondre ? 

L’étude s’arrête sur trois termes hébreux (« Hèt » ; « Avon » ; « Pècha »), pour nous aider à comprendre qu’existe un réel processus pour arriver à la rédemption, d’ailleurs évoqué dans la prière de la Amida.  Car il y a bien en nous deux lois…

Réf. bibliques : Exode 34/7 ; Lévitique 7 ; Ecclésiaste 7/20.

Mots clefs : pardon ; expiation ; hèt, avon, pècha ; prière âmida.

Shabbat 23/11/2013

Titre : « La prière de Yaacov et les 3 nuits prophétiques (7) : le combat de l’amour »

Thématique : « La prière des Patriarches »

Résumé :

Après le combat au gué de Yabbov qui met un terme à son exil, Yaacov va être soumis à l’épreuve la plus terrible, celle qui, au pays des promesses, aurait pu ruiner l’espérance de sa vie.

Paradoxale, la souffrance est souvent mal appréhendée dans notre esprit occidental. Elle peut nous détruire, mais porte aussi une pédagogie propre à nous amener à accomplir notre vie.

Au travers de Yaacov et de son fils Yossef, nous comprenons comment l’orientation dans l’épreuve a été déterminante, non seulement dans la vie de ces hommes, mais aussi pour la lignée et la réussite du plan éternel de Rédemption.

Réf. biblique : Berechit 37-40.

Mots clefs : combat de Yacov ; parasha Vayéshev.

Mardi 12/11/2013

Titre : « Le pardon qui libère et purifie »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013.

Résumé :

Finalement, il y a une faute que D.ieu n’a jamais pardonnée : celle intervenue dans le Gan Eden. Le pardon n’entre pas en matière dans Berechit, ni pour Adam, ni pour Noah, ni même pour Abraham. Mais le salut, et le moyen de pouvoir être pardonné.

Salut et pardon, sont à bien distinguer : D.ieu peut sauver sans pardonner.

Si D.ieu sauve, c’est en vue d’accorder le pardon, pour que Sa Création puisse entrer dans Son Règne (Pessah…, Yom Kippour, Souccot).

Le Psaume 130 enseigne que le pardon est auprès de Lui… Afin que D.ieu soit craint, car la source du pardon ne regarde que D.ieu, le socle et la racine en étant la Création. Exode 34 exprime ce vrai pardon.

Après le moment dramatique du veau d’or, le texte offre un épisode d’une grande bonté où D.ieu descend auprès de Moshé, avec Lui-même

Tout en inspirant cette crainte, car D.ieu ne pardonne pas si facilement : vénaké lo yénaké.

Réf. Bibliques : Psaume 130 ; Exode 32, 33/17-23 et 34/1-9 ; Apocalypse.

Mots clefs : pardon ; Création ; Salut.

Mardi 05/11/2013

Titre : « Techouva et pardon »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé : suite et fin des deux précédents enseignements.

Exode 34/7 nous met face à une apparente contradiction : naké lo ynaké… (j’efface et je n’efface pas).

Par défaut, la descendance d’Adam portera la faute du Gan Eden, de génération en génération. Nous sommes, dans le judaïsme, devenus, consciemment ou non, héritiers d’une faute que nul homme, nulle onction, nulle puissance, ne peut surmonter. Une faute non effacée. Il y a sentence… lo ynaké.

Dans le même temps, s’Il chasse Adam et Eve de l’Eden, D.ieu leur donne le moyen de la réparation. Ce que le monde rabbinique a parfois plus de mal à accepter est l’idée qu’en Génèse 3/15, D.ieu ouvre une possibilité, au travers de cette même descendance, d’être ré-introduit dans ce qui avait été fermé. Au travers de la faute non effacée, D.ieu a inclus la rédemption dans le futur, le moyen d’accéder au pardon… naké.

De là découlera tout un itinéraire dans lequel intervient Israël, le Mishkan (tabernacle) où l’on trouve les prémices d’une restauration de la relation avec le Ciel… Jusqu’au Mashiah et au monde futur.

Qu’est-ce qui fait que Dieu va effacer ? Deux éléments clefs entrent en matière, qui règlent la contradiction, et font basculer vers le pardon : la miséricorde, de D.ieu et des hommes ; la techouva.

Eclairages sur le premier axe, tirés des enseignements de Yeshoua, et restauration d’Israël : la loi transmise à Moshé est avant tout une loi d’amour, et de réparation pour l’univers.

Réf. Bibliques : Exode 34/1-9 ; Mathieu 5/7 ; Luc 10/36 ; Romains 9/22-23 ; 1 Pierre 3/7-17 ; Romains 1/Deutéronome 30/1-6.

Mots clefs : pardon et miséricorde.

Mardi 29/10/2013

Titre : « Me’hilta et un D.ieu miséricordieux »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Me’hilta nous introduit dans la compréhension du pardon lié à la miséricorde.

Cet enseignement est la suite et l’approfondissement du précédent.

Aucun pardon ne sera prononcé par D.ieu dans la suite des événements intervenus au Gan Eden… Jusqu’à cet épisode d’Exode 33-34 : la situation est sans solution pour Moshé qui ne sait plus comment intercéder pour Israël. Et D.ieu intervient là, se révélant au prophète dans une grande proximité.

Alors apparait la possibilité d’un vrai pardon : Naké (=  nettoyer, rendre propre, purifier, effacer ; Exode 34/7), qui est un terme beaucoup plus fort que Kappara (= expier, mettre sous couvert).

C’est dans ce contexte qu’apparait aussi pour la première fois dans la Bible, l’expression « D.ieu miséricordieux ».

L’étude montre comment cette révélation offerte par D.ieu à Moshé, encore partielle, ne peut être que celle de Mashiah et de la plénitude de la gloire.

Il n’y a pas de solution face au mal. Rien ne peut ôter le jugement prononcé au Gan Eden, tant que la Vie de Mashiah n’est pas en nous. Zacharie offre un éclairage prophétique sur ce vrai pardon qui vient pour Israël.

Réf. bibliques : Exode 33/17-23, et 34/1-9 ; Hébreux 11 ; Zacharie 12/10.

Mots clefs : pardon ; miséricorde, me’hilta.

Mardi 22/10/2013

Titre : « Le pardon qui établit Son Règne »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Finalement, il y a une faute que D.ieu n’a jamais pardonnée : celle intervenue dans le Gan Eden. Le pardon n’entre pas en matière dans Berechit, ni pour Adam, ni pour Noah, ni même pour Abraham. Mais le salut, et le moyen de pouvoir être pardonné.

Salut et pardon, sont à bien distinguer : D.ieu peut sauver sans pardonner.

Si D.ieu sauve, c’est en vue d’accorder le pardon, pour que Sa Création puisse entrer dans Son Règne (Pessah…, Yom Kippour, Souccot).

Le Psaume 130 enseigne que le pardon est auprès de Lui… Afin que D.ieu soit craint, car la source du pardon ne regarde que D.ieu, le socle et la racine en étant la Création. Exode 34 exprime ce vrai pardon.

Après le moment dramatique du veau d’or, le texte offre un épisode d’une grande bonté où D.ieu descend auprès de Moshé, avec Lui-même

Tout en inspirant cette crainte, car D.ieu ne pardonne pas si facilement : vénaké lo yénaké…

Réf. Bibliques : Psaume 130 ; Exode 32, 33/17-23 et 34/1-9 ; Apocalypse.

Mots clefs : pardon ; Création ; Salut.

Mardi 15/10/2013

Titre : « Mehila : Yona et le pardon »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Me’hila n’est pas un terme employé dans la Bible, en rapport ave le pardon. Mais on y trouve sa racine Ma’hal, expression juridique très connue du Talmud, pour qualifier les rapports entre un débiteur et son créancier. Si le créancier est « mo’hel », de la racine « ma’hal », lorsqu’il renonce à son droit sur le débiteur, ou en diminue l’obligation.

Yom haKippourim (fête du Grand Pardon) est la 6ème des fêtes de l’Eternel, après Pessa’h (la libération) et juste avant Souccot (célébration du Règne). Comment comprendre cet itinéraire ? Ne doit-on pas être pardonné pour être délivré ? Mais Kippour est déterminant pour devenir cet Homme Nouveau, et rentrer dans le Règne messianique. Dans le temps des fiançailles, si l’attachement à D.ieu est très fort, l’Amour ne peut être complet sans l’Autre.

Me’hila et le rapport à l’autre, nous renvoie au Livre de Jonas. Jonas commence par refuser le pardon que D.ieu veut accorder à Ninive. Mais D.ieu enseigne au prophète à aimer Sa Création, pour que l’Homme puisse rentrer dans Son Règne.

Réf. biblique : Psaume 130.

Mots clefs : Me’hila ; pardon et Création.

Mardi 08/10/2013

Titre : « Ne’hama face à la colère de D.ieu »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Exode 32/11-14 évoque comment, après l’incident du veau d’or, Moïse a intercédé auprès de D.ieu en faveur des Israëlites, jusqu’à obtenir Son pardon pour eux. C’est dans ce contexte qu’apparait le terme ne’hama (verset 14), en référence au retour de D.ieu sur sa décision de faire le mal pour la faute. Par ne’hama, on comprend que D.ieu peut donc défaire le mal qu’il avait prévu de faire, et réhabiliter l’homme.

Nous sommes au cœur de l’intercession.

En rapprochant l’attitude de Moshé face au risque d’extermination d’Israël, et celle de Jonas face au péché de Ninive, nous voyons mieux quels en sont les ressorts, et aussi toute la dimension de la bonté de D.ieu.

Un éclairage également important pour la compréhension des passages de Mathieu 5 et 18 relatifs aux relations fraternelles et au pardon.

Ref. bibliques : Exode 32/11-14 ; Jonas 4 ; Mathieu 5/24 ; Mathieu 18/15-18.

Mots clefs : ne’hama ; colère et pardon de D.ieu.

Mardi 01/10/2013

Titre : « Kappara et l’effacement de la faute »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique : voir Mardi 17/09/2013

Résumé :

Kappara (= expier ; couvrir ou recouvrir, dans son sens hébreu ; effacer, dans l’acception assyrienne), apparait dans le contexte très précis du troisième livre, Vaykra (Le lévitique ; 16/30). Il se distingue de tous les autres termes relatifs au « pardon » ou à la faute, par le fait qu’il concerne ce qui est en rapport avec le temple et le service divin.

Il s’agit de comprendre qu’il existe un processus pour arriver à l’expiation de la faute, et à la restauration de la présence divine. Un des points clefs est la relation entre confession (= reconnaitre, c’est-à-dire admettre la faute), dans une prise de conscience profonde, et le pardon.

David, Yonathan et Batsheva offrent un exemple de ce cheminement dans le pardon.

Ref. bibliques : Lévitique 16/30 ; Psaume 69/6 ; Psaume 90/7-8 ; Psaume 51/3-6 ; 2 Samuel 12.

Mots clefs : pardon et expiation ; kappara ; yom hakipourim.

Mardi 17/09/2013

Titre : « Seli’ha, nasa : le vrai sens du pardon »

Thématique : « Le pardon dans la pensée d’Israël »

Introduction à la thématique :

Les études développées dans le cadre de cette thématique commencent par examiner différents relatifs au pardon dans la Bible, imparfaitement traduits et abusivement réduits en un seul et même vocable, dans notre langue.

Chaque terme hébreu est apparu dans un contexte bien précis des Ecritures, qui lui donne son sens, et montre aussi la richesse des dimensions de restauration de D.ieu.

L’expiation, clef du pardon, nous amène à considérer qu’il y a également plusieurs termes pour qualifier la « faute », dans une gradation croissante, de la faute involontaire à la rébellion ouverte contre D.ieu. De même qu’il y a des degrés dans la rémission et dans le pardon. De seli’ha, me’hila et kappara, seul le dernier met « sous couvert » les conséquences de la faute.

Mais la miséricorde de D.ieu offre le niveau le plus élevé du pardon, celui où Il efface et libère (Naké….J’efface…)

Enfin, nous verrons ce que signifie l’accomplissement dont parle Yechoua (Je suis venu, non pour abolir, mais pour accomplir…)

Résumé :

Avec Seli’ha, nous sommes dans le premier degré de pardon, proche de l’excuse en quelque sorte. Bien que les 49 sli’hot dites à Yom Kippour, nous apprennent qu’il est très important de nommer les fautes avec précision. Et que seul D.ieu pardonne, non l’homme.

Nasa (= supporter, être chargé, soulever, élever, pardonner…) est le terme hébreu employé en Berechit 4/13. Il nous enseigne que la faute doit être assumée, ainsi que ses conséquences. Le terme apparait dans le contexte biblique de l’offense vécue par Caïn. La faute qui n’est pas assumée sera portée.

Ref. bibliques : Berechit (Genèse) 2 ; Berechit (Genèse 4/6-13).

Mots clefs : création et pardon ; nasa ; seli’ha.

Shabbat 04/05/2013

Titre : « L’alliance de la circoncision : au-delà des controverses »

Thématique : « Les bases d’un messianisme »

Résumé :

Cet enseignement intervient dans la continuité du précédent, mais traite plus spécifiquement le sujet de la circoncision, très controversé dans les évangiles.

La brit milah (alliance [par la] circoncision, en hébreu) concerne-t-elle les non-juifs ? 

A première vue, Paul alimente la contradiction entre Loi et Salut en Yeshoua, dont beaucoup se sont nourris.

Mais une étude plus approfondie du sens hébreu de la brit milah, ainsi qu’un retour aux sources de la pensée paulinienne, permettent de lever cette contradiction, et montrent au contraire comment il y a union totale avec la Torah, renforcement du sens de l’acte dans l’engagement envers D.ieu, en Yeshoua. Une amplification de la loi…

Quelle relation entre brit milah et rédemption ? Quel lien entre circoncision et justice ?

Ces questions sont traitées pour nous amener notamment à mieux comprendre ce que disent certains passages de Philippiens 3 (versets 3 à 9) qui posent problème à beaucoup de croyants, et quelle est la base de la polémique soulevée par Paul dans Actes 15.

Mardi 30/04/2013

Titre : « Quand D.ieu dit et quand D.ieu parle »

Thématique : « Parasha : Emor »

Vayikra (Le Lévitique) est un livre  particulier de la Bible, considéré comme ardu, et resté très souvent en marge de l’étude et de la pratique chrétienne.

Pourtant… On oublie fréquemment que le Service de D.ieu ne peut se faire sans un ordre dans le fonctionnement, sans des « lois » qui, prises dans leur sens biblique authentique, ne sont pas là pour contraindre, mais pour ouvrir un chemin de Vie, un itinéraire qui permet d’atteindre l’intime de D.ieu et de nous rendre libre.

Yeshoua ne nous dédouane aucunement de cet « ordre », et Vayikra reste central dans la manière d’apprendre à marcher avec l’Eternel.

La parasha Emor (Vayikra 21/1 : Et D.ieu dit, parle aux prêtres, enfants d’Aaron…) nous amène à nous interroger d’une manière particulière sur tout le sens et le poids du « D.ieu dit ». Elle nous ramène aux sources de la Création par le Dire, et à la Parole. 

Quand D.ieu « dit » (cf. Genèse 1/3 : Que la lumière soit…), Il ne parle pas à l’univers. Il y a certes création d’un ordre, de lois, visibles et invisibles (ex. de la gravitation), qui régissent l’univers, mais chacune en rapport avec le service de D.ieu. Ces lois créent des temps, et des rendez-vous pour l’homme avec l’Eternel (les Fêtes).

La parasha Emor énonce, dans cet esprit, tout un ensemble détaillé et fourni de règles. Tout ce qui a été donné dans le Tabernacle (les 10 Paroles…) est régi par des lois d’amour qui sont une « douceur de vie » (comment aimer D.ieu et comment aimer son prochain).

Sortir de ces lois est comme entrer en apesanteur spirituelle, et chaque fois que nous les changeons ou que nous faisons les mauvais choix, nous déréglons, et allons dans le dysfonctionnement.

Emor nous aide à comprendre que la sainteté, la purification, voire la guérison, ne doivent pas être appréhendées par la foi, mais comprises à la lumière d’un processus. Et ce, dans le but d’une transmission. Car lorsque D.ieu dit, Il créé un ordre, et Il promet, dans le but d’un accomplissement avec l’homme.

Sur quelles bases devons-nous nous construire une identité en Mashiah ?

Et pourquoi Paul dit-il que la Parole de D.ieu est l’épée de l’Esprit ?

Mardi 23/04/2013

Titre : « L’appel d’Abraham, un choix éternel »

Thématique : « Les bases d’un messianisme »

Résumé :

L’appel d’Abraham était-il une fatalité, comme un passage obligé ? Ou bien avait-il besoin de faire un choix ? Pourquoi Abraham a-t-il fait un choix ?

Et lorsqu’il est dit qu’Abraham est le père de tous les croyants, comment faut-il le comprendre ?

Abraham est-il simplement le « père de la foi » en un monothéïsme qui marque son entrée dans l’Histoire ? Est-il à l’origine d’une postérité nouvelle, la personnification d’une « re-création », une forme de rédempteur ? Ou bien Abraham est-il le porteur d’une promesse ?

Lorsqu’Abraham avance vers le Neguev, il ne le fait pas en aveugle, au hasard, mais parce qu’il croit en l’accomplissement d’une promesse.

Il a reçu la révélation d’un monde qui s’est caché après la « chute », et la compréhension de la séparation de la mort et de la Vie. Il a inauguré le chemin de la Lumière d’une manière nouvelle. Finalement, son seul et unique but était d’ouvrir la voie vers ce Mashiah rédempteur.

Abraham a été un point de départ, Mashiah étant la finalité, lui en qui s’accompliraient toutes choses.

Yeshoua ne dit-il pas que celui qui le suit ne sera plus dans les ténèbres, mais qu’il aura la lumière de la Vie ? Qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie ? Y a-t-il plusieurs chemins ?

L’enseignement nous interpelle sur toute la résonnance entre deux cris au-delà de la temporalité : Lech leha ! (Va pour toi !)… (Genèse 12/1)… Mais toi, quitte et suis-moi !… (Parole de Yeshoua).

Shabbat 20/04/2013

Titre : « Tza’arat : l’alliance de la circoncision »

Thématique : « Parasha : Tazria-Metsora »

Résumé :

L’étude de la parasha Tazria-Metsora renouvelle entièrement notre manière de vivre et d’approfondir l’expérience du Salut, confrontée à des explications plus traditionnelles qui apparaissent parfois un peu obsolètes.

La Vie s’offre-t-elle en une prière ? N’y a-t-il pas un cheminement dans la purification, un processus à saisir, clairement décrit dans ce livre ?

Quel est le lien entre cette maladie Tza’arat (« lèpre ») et la dimension du Messie Yeshoua ? Et quelle relation entre entre la Brit Milah, l’alliance par la circoncision, et l’Homme Nouveau dont parle Paul ?

Une étude qui prend comme point de départ la lecture du Lévitique, chapitre 12.

Mardi 16/04/2013

Titre : « Apprendre à méditer »

Thématique : « Les bases d’un messianisme »

Résumé :

Cette intervention n’est pas à proprement parlé une étude, mais plutôt une ouverture sur des pistes de réflexion.

Trop souvent, le croyant recherche une ambiance, des émotions, au détriment de la Vérité. L’homme oublie très vite ce qui lui est donné, et c’est parfois avec tristesse que l’on peut regretter la légèreté des cœurs, lorsque ce que la personne croit, pense, expérimente, devient plus important que le message de la Parole de D.ieu.

Yeshoua, s’adressant aux pharisiens, leur dit : « Vous sondez les Ecritures parce que vous pensez trouver en elles la Vie éternelle…»

Que pouvaient-ils bien sonder pour avoir la Vie éternelle ?

Un indicateur nous est donné par Paul : « La Torah est l’ombre des choses à venir… »

Qu’est-ce qu’une ombre ? Est-elle réelle ? L’ombre ne s’« évapore » pas. Elle est le reflet fidèle d’une réalité dont elle tire son existence.

Quelle était donc la pensée cachée de Yeshoua et de Paul ? Que voulaient-ils relever ?

« Abraham notre père… »

Abraham a-t-il cru dans l’appel ? Ou plutôt dans un accomplissement des voies éternelles de D.ieu ? 

Abraham a vu Mashiah. Il a vu ce qui était réel, et non une image projetée, Hébreux 11 nous le démontre. Ainsi en a-t-il aussi été de Moshé, dont la vocation ne s’arrêtait pas à délivrer un peuple.

Abraham a marché, parce qu’il avait une compréhension du plan de rédemption éternel et de son aboutissement dans le Messie, et qu’il avait intériorisé ce futur et ses enjeux. Il s’est arraché au temporel, au chaos, à l’immédiatement visible et palpable, à tout ce qui est connu, pour entrer dans un héritage éternel.

Méditer, c’est sortir des conclusions qui peuvent nous fausser, pour entrer dans la Vérité du texte. 

C’est aussi rester dans les voies de l’éternité, comprendre le sens de son élection et de sa vocation céleste, pour rentrer dans un chemin de Vie.

Mardi 13/04/2013

Titre : « Tazria-Metsora : le pur et l’impur »

Thématique : « Parasha : Tza’arat »

Résumé :

Le thème de la pureté et de l’impureté est constamment présent dans la Bible, du début à la fin.

Mais qu’est-ce que le pur et l’impur ? Quel sens cela a-t-il d’être dans un état de pureté ou d’impureté ? Quelle est la source de l’impureté ?

Dans la pensée d’Israël, un lien existe entre pureté et Vie. La pureté symbolise la Vie.

C’est très exactement ce que nous enseignent Yeshoua, Saül de Tarse ou Yohanan, lorsqu’ils soulignent qu’on ne peut rentrer dans le Royaume, dans un état inapproprié.

Vayikra (Lévitique), aux chapitres 13 et 14, met l’accent sur la dimension hautement spirituelle d’une « maladie » inconnue, surnaturelle, Tza’arat (traduite imparfaitement par « lèpre »), et par laquelle D.ieu peut nous frapper.

Par cette « maladie » est rendu visible et mis à la lumière, ce qui est intérieur et porte un parfum de mort.

Seul un processus concret, précis, réglé par les lois de sainteté définies dans le tabernacle, et conduit par le Souverain Sacrificateur, permet un diagnostique et peut conduire à une guérison.

Dans la pensée rabbinique, Mestsora (lépreux) est d’ailleurs un des noms du Messie…

A l’origine de cette lèpre, constatée sur Myriam, se trouve la « calomnie » ou médisance (lachon hara, en hébreux). Il s’agit là de la faute la plus lourde par laquelle on puisse être frappé, avant l’idolâtrie, et l’étude en décrit les ressorts et les conséquences, individuelles et collectives.

« L’enseignement du mépris »à l’égard de la foi d’Israël, encore prégnant dans nos approches chrétiennes, n’est-il pas à rapprocher d’une forme de médisance ? N’appelle-t-il pas réparation, afin que l’Eglise grandisse greffée sur cette « racine sainte » dont parle Paul, et qu’Israël soit béni dans sa vocation ?

La grâce n’est-elle pas la puissance de la loi dans l’amour ?

Mardi 09/04/2013

Titre : « Clarifiez vos cœurs »

Thématique : « Les bases d’un messianisme »

Résumé :

Si l’on veut rentrer dans une méditation de sa foi et des pratiques justes enseignées ou manifestées par Yeshoua, il nous faut plus qu’une lecture des textes, plus que des interprétations légères : il nous faut étudier, approfondir, et clarifier nos cœurs.

David nous démontre que dans l’adversité la plus forte et la détresse, il savait arrêter son temps et chercher D.ieu. Mais qu’est-ce que chercher Dieu ?

Les « cris » de David n’étaient pas des appels au secours, mais une réceptivité à la délivrance. 

Dans ses prières, quelle était sa référence ? « … Sans cesse Ta Parole… », « …Nourris-moi… »

David se référait constamment à la Torah, dans un effort d’orientation et une réforme continuelle de ses voies pour une conformité.

Ces questions sont un préambule, approfondi par l’étude de plusieurs versets du Psaume 119, pour nous amener à peser finalement nos choix, à évaluer nos voies. Et ce dans le but de nous inviter à relire Romains 11, en rentrant dans la conception rabbinique de Paul, et à garder cette lecture dans nos cœurs.

Le respect de l’élection d’Israël est primordial dans le plan de D.ieu.

Quelle devrait être la référence dans la définition des pratiques justes du culte et de la marche avec D.ieu, pour ceux qui ont accepté Yeshoua comme le Mashia’h ?

Actes 15 devrait rester la base. L’autorité est partie des shlehim (envoyés) qui, avec Paul, ont propagé la Bonne Nouvelle dans le monde entier. Et elle doit rester là.

Shabbat 06/04/2013

Titre : « Shemini : au huitième jour »

Thématique : « Parasha : Shemini »

Résumé :

Nous sommes dans ce temps qui suit Pessah, et nous introduit dans le décompte de l’Omer, pour aboutir à Shavouot, fête des semailles et des récoltes.

Cet « entre-deux » fut une période d’apprentissage très importante dans la marche des hébreux. Avoir été délivré de l’esclavage n’était pas suffisant. Encore fallait-il apprendre à marcher en homme libre, et à intégrer cette injonction de D.ieu de le servir.

Si Pessah est associée au renouveau du Printemps, à la vie, à ce double passage de l’esclavage à la liberté, et de la mort à la Vie, Shavouot symbolise l’acquisition d’une identité nouvelle.

Shemini… Au huitième jour eu lieu l’inauguration du Tabernacle.

Le chiffre huit est également à mettre en rapport avec la circoncision et la résurrection.

Il existe désormais un lieu que D.ieu a fait construire pour lui-même, afin de faire entrer l’homme dans une dimension qu’il ne connait pas de manière naturelle, celle d’une nouvelle création.

Il y a dans la construction du Mishkan (Tabernacle), l’effacement du passé, des « choses anciennes », de ce qui a été la base de l’éducation, de l’ « autrefois » de Paul. Une démarche qui veut nous amener dans la compréhension de cette Vie nouvelle.

Pourtant, l’effort de construction quotidien du Tabernacle n’aura donné au peuple, ni la compréhension de l’Etre et du plan de D.ieu, dans sa réalité présente et future, ni celle du fonctionnement. Le peuple va devoir apprendre à intégrer une réglementation en rapport avec la sainteté de D.ieu, pour savoir comment s’approcher de Lui et le servir.

Qu’est-ce que servir D.ieu ? Et comment l’Eternel veut-il que nous le servions ?

Le Tabernacle et ce temps de l’Omer nous enseignent à devenir un pain azyme, pour nous éloigner de toute idolâtrie dans nos modes de pensée et de fonctionnement, pour nous conformer à celui du Mishkan, à l’exclusion de toute interprétation subjective ou de toute référence à des modèles d’inspiration « libre ».

Respecter l’appel du Maître doit rester la ligne.

Mardi 02/04/2013

Titre : « Prier dans l’accomplissement »

Thématique : « Les bases d’un messianisme »

Résumé :

La Torah porte en elle tout un enseignement sur l’orientation des prières.

Nous sommes souvent tellement assaillis par les problèmes, les douleurs ou les souffrances, que nous orientons nos prières sur nous-mêmes. Et nous nous trouvons par là constamment dans l’interruption de notre méditation des Ecritures.

Josué (Chapitre 1) nous invite à méditer constamment. Paul va même plus loin, puisqu’il nous invite à prier sans cesse, y compris la nuit. David n’écrit-il pas : « La nuit, pendant mon sommeil, je pense à Toi… » ?

La plupart des prières juives qui sont faites, notamment à erev Shabbat, sont en rapport avec la Bible. Et dans la pensée d’Israël, lorsque l’on prie ou que l’on étudie, il est très important de toujours orienter son cœur dans une direction. Une direction très précise.

Toute la pensée de Paul est ancrée dans celle d’Israël, et c’est cette pensée qui anime Paul dans son exhortation. Lorsqu’il écrit Romains 9, 10 et 11, il ne le fait pas pour répondre à des questions, comme on l’entend trop souvent. Il écrit cette épitre parce que son esprit est attristé.

Mais quelle était cette tristesse continuelle qu’il avait dans le cœur, et qui le faisait prier sans cesse ?

Par quoi sa prière était-elle nourrie ? Quelle était son Espérance dans les heures les plus sombres ? Et lorsqu’il priait D.ieu, que rappelait-il à Son souvenir ?

A travers l’exemple de Paul et d’autres, nous comprendrons que l’important n’est pas tant de prier pour soi, mais dans une « mémorisation du Ciel » afin qu’il y ait accomplissement du plan éternel de D.ieu.