Dévarim (Paroles), par Yaacov Farber

Parachah 44, Deutéronome 1

« Je vous dis : « Vous êtes arrivés à la montagne des Amoréens qu’HaShem, votre D.ieu vous donne. {1:21} Vois, HaShem, ton D.ieu met le pays devant toi. Monte, prends-en possession, comme te l’a dit HaShem, le D.ieu de tes pères. Ne crains point et ne t’effraye point. {1:22} Vous vous approchâtes tous de moi et vous dîtes : envoyez des hommes devant nous, pour explorer le pays, et pour nous faire un rapport sur le chemin par lequel nous y monterons et sur les villes où nous arriverons. {1:23} Cet avis me parut bon et je pris douze hommes parmi vous, un homme par tribu. » (Dévarim/Deutéronome 1 : 20)

Cet incident me reste en travers de la gorge.

Où en était Moshé (Moïse) avec sa foi ?

N’a-t-il rien retenu de l’épisode où il était sensé parler au rocher au lieu de le frapper ? Apparemment non !

HaShem spécifie que les bnei Yisrael (enfants d’Israël) conquerront le pays, et que dans ce pays coule le lait et le miel.

Pourquoi alors Moshé a-t-il accepté cette suggestion de masse d’envoyer des espions pour confirmer ce qu’HaShem leur avait déjà déclaré ?

Après tout, c’était le pays de D.ieu, un bon pays et ils allaient le posséder, fin de l’histoire !

« Vous ne tenterez point HaShem, votre D.ieu, comme vous L’avez tenté à Massah. » (Dévarim/Deutéronome 6 : 16)

Moshé avait lui-même recommandé aux bnei Yisrael de ne pas tenter D.ieu; et à présent, c’était lui qui tentait HaShem.

Rappelons nous Zecharyah (Zacharie), le père de Yochanan l’immergeur (Jean le Baptiste) lorsqu’il a tenté D.ieu.

Dans la B’rit Hadasha, il est dit à Zecharyah qu’il va avoir un fils qu’il devra nommer Yochanan.

Or, Zecharyah a demandé à l’ange une confirmation. Il n’avait pas accepté ce qu’il lui avait été annoncé alors que cette annonce sortait de la bouche même de D.ieu. Lui aussi a tenté D.ieu.

Dans Sa colère, HaShem a frappé Zecharyah qui est devenu muet jusqu’à la naissance de son fils.

D.ieu nous enseigne beaucoup de choses dans Sa Parole qui peuvent s’appliquer dans la vie quotidienne. Pourtant beaucoup d’entre nous doutent de Lui. Nous avons toujours besoin de confirmations, de signes et de prodiges au lieu de croire tout simplement et de faire confiance à la Parole d’HaShem.

Bien des commentateurs blâment les dix espions d’avoir provoqué la malédiction et l’errance des bnei Yisrael pendant quarante ans dans le désert.

Il s’avère que Moshé met également le blâme sur le peuple, comme nous le voyons dans le verset suivant :

« Mais vous ne voulûtes point y monter, et vous fûtes rebelles à l’ordre d’HaShem, votre D.ieu. {1:27} Vous murmurâtes dans vos tentes, et vous dîtes : « C’est parce qu’HaShem nous hait, qu’Il nous a fait sortir du pays de Mitzrayim, afin de nous livrer entre les mains des Amoréens et de nous détruire. » (Dévarim/Deutéronome 1 : 26)

Notez le « Vous vous rebellâtes » et « vous murmurâtes ».

Il est très possible et même probable, que le peuple n’eût jamais manifesté de la rébellion ni murmuré si Moshé avait seulement conduit les bnei Yisrael à la frontière de la Terre Promise, en faisant confiance à HaShem et en Le prenant au mot pour mener le peuple dans le pays.

Au lieu de cela, Moshé a tenté D.ieu en s’exposant et en exposant le peuple au péché. On peut donc affirmer que la faute repose clairement sur Moshé.

En qualité de responsable, je tire une leçon de cette Parachah D’varim. J’étudie la Parole d’HaShem en la lisant du début à la fin chaque année. Je me familiarise avec tout ce qu’HaShem a déclaré et promis, puis je m’en tiens à Sa Parole du mieux que je peux, même lorsque je suis poussé par d’autres à Le mettre à l’épreuve.

Il n’est pas dit que les bnei Yisrael auraient accepté la décision finale de Moshé pour croire HaShem et le suivre dans le pays, un pays qui leur appartenait et qu’ils devaient prendre. Ils se seraient sans doute rebellés de toute façon. Mais nous ne le saurons jamais, n’est ce pas ?

Que n’avons-nous erré de n’avoir pas fait confiance à la Parole d’HaShem ?

Combien de fois le manque de confiance nous a conduit à tenter D.ieu ?

Je me demande parfois si ma vie n’aurait pas été différente si j’avais toujours pris HaShem au mot; mais là encore, je ne le saurai jamais. »

 

Notes

Le rabbin juif messianique Yaacob Farber fait partie de CMY, la Congregation Melech Yisrael, de Toronto (Canada).

En tant que plus ancienne synagogue messianique au Canada, la Congrégation Melech Yisrael (Kehilat Melech Yisrael) est plus qu’une simple congrégation. C’est une communauté vivante et dynamique de croyants, à la fois juifs et non-juifs, liés par le culte de HaShem (D.ieu) à travers notre Moshiach Y’shua (Yeshoua le Messie), la Torah vivante.