Pensées à méditer, du 29 Eloul au 2 Tishri 5779

Dimanche :  aimer l’autre

Première lecture : Deutéronome 29,9–28

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que celui-là », dit Yeshoua dans Marc (12, 28-31)

Aujourd’hui, on constate une très forte exigence d’être aimé, d’être reconnu dans sa singularité, dans sa particularité.

La question de l’estime de soi se pose dans notre société, où le sujet est en crise d’identité, renvoyé à lui-même pour se construire sa propre identité.

Le prochain n’est plus l’autre à aimer, parce que sa proximité exige que je l’aime : le prochain, c’est aussi celui dont je décide de me faire proche.

« Je vous donne un commandement nouveau. Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. En ceci, tous connaîtront que vous êtes mes Disciples, si vous avez de l’amour l’un pour l’autre. » (Jean 13 : 34-35)

« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. » (1 Jean 3 : 14)

Lundi : « L’aimer de toutes ses forces »

Deuxième lecture : Deutéronome 30,1–6

Il nous est dit ici de retourner vers D.ieu de tout notre cœur et de toute notre âme.

Il nous été précédemment demandé d’aimer D.ieu, non seulement de tout notre cœur et de toute notre âme, mais encore de toutes nos forces.

Que peut signifier pour nous d’aimer D.ieu « de toutes nos forces » ?

Cela signifie s’abandonner entièrement à Lui, être prêt à abandonner le reste, employer toute son énergie et tous ses talents pour Le servir, c’est-à-dire aller au-delà de nos capacités naturelles.

« Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi, la sauvera. » (Luc 9 : 24)

 Mardi : « La Torah de vie »

Troisième lecture : Deutéronome 30,7–14

 « Le livre de cette Torah ne quittera pas ta bouche, et tu la méditeras jour et nuit, afin de garder tout ce qui y est écrit, pour l’accomplir. Car alors, tu réussiras dans tes chemins, et alors tu seras intelligent » (Yéhochoua 1, 8)

Le sens contenu dans la Torah est inépuisable. Celui qui l’étudie y découvre sans cesse de nouveaux aspects et un intérêt toujours nouveau.

Après avoir été commentée pendant des siècles, elle offre à chaque nouveau disciple, la même abondance d’idées et la même richesse de valeurs spirituelles et morales qu’au jour de la Révélation. Aucun texte au monde ne recèle de telles possibilités.

Cela n’a rien à voir avec les livres profanes qui, une fois l’histoire comprise, ont « livré » tout ce qu’ils contenaient ou presque. Avec la Torah, il est impossible d’épuiser totalement le sens d’un texte.

« Tant que l’homme méditera ses enseignements, il y trouvera du goût ».

D’où le verbe conjugué au présent dans la bénédiction finale relative à l’étude de la Torah : (hamelamed noten) המלמד « enseigne », נותן « donne » signifie « Enseigne et donne ».

« Mes paroles sont esprit et vie », dit Yeshoua le Messie