1e : Pessah

Le peuple d’Israël, épargné grâce au sang de l'agneau
Le peuple d’Israël, épargné grâce au sang de l’agneau

La Paque (ou Pessah) signifie passage, faisant allusion au passage de l’Eternel pour un jugement sur l’Egypte, tandis qu’Israël a été épargné à cause du sang placé sur les linteaux et les poteaux de leur maison, selon l’ordre de l’Eternel (Exode 12).

Un évènement extraordinaire

Pâque fut un événement extraordinaire pour Israël : libération de l’esclavage par une intervention miraculeuse de D.ieu et vie nouvelle de liberté sous la conduite du Seigneur, mais le signe distinctif de cette protection divine était « le sang de l’Agneau couvrant le peuple » : symbole prophétique du rachat et de la délivrance.

Près de 20 siècles plus tard, en l’an 33 de notre ère et le jour même de la célébration de la Pâque, s’accomplissait exactement le sens prophétique de cette fête : Jésus (dont le nom hébreu est « Yéshoua »), l’Agneau de Dieu, était mis à mort sur une croix à Jérusalem à l’heure même où, dans le Temple, était mis à mort l’Agneau Pascal du souvenir, pour chaque famille qui allait célébrer le  » Séder « , le repas de la Pâque.

Sa mort marquait la libération de tous ceux qui, l’ayant reconnu comme « l’Envoyé de Dieu », le « Messie  » annoncé par les prophètes, ont compris que « son sang » les purifiait en les libérant de leurs péchés !

N’est-ce pas ce que le prophète Isaïe avait annoncé dans le 53e chapitre :

« Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, le châtiment qui nous donne la paix, est tombé sur LUI. IL a été frappé pour les péchés de mon peuple. IL a porté les péchés de beaucoup d’hommes et IL a intercédé pour les coupables. » (Isaïe 53 : 5, 7, 8 et 12).

Aussi, pensant à cette similitude entre la sortie d’Égypte et la mort du Messie, l’Apôtre Simon Pierre s’écriait :

« Vous avez été rachetés par le sang précieux de Christ (en hébreu Mashiah, le Messie), comme d’un Agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde et manifesté à la fin des temps » (I Pierre 1:19 à 20).

D’ailleurs, n’est-ce pas ce que le Talmud dit aussi : « Israël fut délivré de l’Égypte en « Nissan » (allusion à la Pâque
qui a lieu en Nissan, 1er mois de l’année); c’est aussi en Nissan qu’il sera racheté (R.H il a = relevé sur Talmud de A. Cohen, page 419).

Le Sang de l’Agneau

La vraie libération de nos péchés ne peut se faire en essayant de se réformer ou se corriger, ce sont de vains efforts et nous sommes esclaves de nos péchés. Mais c’est le  » Sang Précieux » de Yéshoua HaMashiah Jésus-Christ) l’Agneau de Dieu qui nous délivre parfaitement car, « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » dit l’écriture, et D.ieu lui-même, prévoyant la mort expiatoire du Messie à Golgotha, a dit prophétiquement à Moïse ces paroles saisissantes de réalisme :

« Le principe vital de la chair gît dans le sang, et MOI, je vous l’ai accordé sur l’autel pour procurer l’expiation, à vos personnes, car c’est le sang qui fait expiation pour la personne » (Lévitique 17: il – Version Zadok Kahn – Rabbinat Français).

C’était une « vie nouvelle » qui commençait pour Israël, comme c’est aussi une « vie nouvelle »; un « recommencement », une « nouvelle naissance » pour celui qui accepte sa libération dans ce sang rédempteur.

Voilà pourquoi D.ieu a précisé à Israël :

« Ce mois-ci (celui de Pâque) sera pour vous le premier des mois de l’année » (Exode 12: 1 à 2).

Mais alors pourquoi, en flagrante contradiction avec la Parole de D.ieu, le Judaïsme, célèbre-t-il comme premier mois de l’année, celui qui en est le 7ème, faisant passer la fête des trompettes à la tête, et l’appelant même « Roch Hashana » (tête de l’année), déréglant ainsi tout le plan de Dieu avec une inconscience étonnante ?

Le repas de Pessah

Avant le Seder

Durant cette fête, les juifs commémorent l’exode des hébreux dans le désert qui fuyaient l’Egypte. Les hébreux partirent à la hâte, emmenant leur pain qui n’avait pas eu le temps de lever, et le consommèrent ainsi dans le désert. En souvenir de cela, on mange du pain azyme pendant cette fête.
Un grand ménage est effectué dans toutes les maisons avant Pessah, pour enlever tous les produits qui ont levé (biscuits, gâteaux à la levure, pain, etc). Une chasse est organisée avec les enfants qui partent avec une plume à la main, à la recherche des miettes de pain, dans tous les recoins de la maison.

Le seder

Sur la table, on prépare le Seder, c’est-à-dire le repas rituel pris durant les deux premiers soirs de Pessah et durant lequel les familles prient. Avant le grand festin, les éléments de la table du Seder sont consommés entre deux prières suivant un rituel défini.
Plusieurs symboles composent la table :
  • 3  matsoths, c’est-à-dire du pain azyme, couvertes séparément et placées l’une sur l’autre. C’est en souvenir du pain qui n’avait pas eu le temps de lever,
  • des herbes vertes (persil, ciboulette…),
  • de l’eau salée, qui rappellent les larmes des enfants esclaves d’Israël,
  • des herbes amères (endive, laitue…) pour rappeler l’âpreté de l’esclavage en Egypte,
  • la Harosset : c’est un mélange de noix, de pommes et cannelle dans du vin, symbole du  mortier utilisé par les esclaves dans la fabrication des briques,
  • un os avec de la viande pour rappeler le sacrifice,
  • un œuf dur en mémoire de la destruction du Temple de Jérusalem.
M. Lévy nous explique qu’il existe deux rythmes en ce qui concerne le pain de Pessah : « Il y a d’abord le rythme ashkénaze, qui représente les juifs de l’Est (Allemagne, Pologne…), qui mangent beaucoup de pain azyme  comme du pain normal. Et puis, il y a le rythme séfarade, c’est-à-dire les juifs du Maghreb, qui ne mangent pas beaucoup de pain azyme, lequel sert surtout pour épaissir les boulettes préparées lors du repas de Pessah. Ce rituel dure sept jours. »

A l’issue des 7 jours

La Mimouna marque la rupture avec Pessah.

On recommence à manger avec ferveur des aliments levés, et pour cela quoi de mieux que la moufleta, la crêpe traditionnelle marocaine, accompagnée d’un verre de lait fermenté ou d’un thé à la menthe et nappée de miel ou de confiture. Toute simple, à base de farine, de sucre, d’eau et de levure de boulanger, sa forme originale est carrée.